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1787

Le déficit est immense – déjà – et le soutien à l’indépendance américaine a beaucoup coûté.

Que faire ? Trouver de l’argent ! Oui, mais comment ? L’agiotage (la spéculation) fait rage, d’immenses fortunes étalent leurs richesse, le roi (Louis XVI) colmate les dettes des grands de la cour qui dépensent sans compter. Et puis demeurent les trois ordres : ceux qui combattent (les nobles, qui combattent de moins en moins et de plus en plus mal), ceux qui prient (le clergé, qui amasse richesses et maîtresses), ceux qui travaillent (les autres, qui peinent). C’est un peu rapide, mais pas faux. Tout ça dans une toile de privilèges individuels ou collectifs à laquelle personne ne comprend plus rien.

Alors ?

Calonne, le contrôleur général des finances, et le roi veulent réformer la fiscalité. Tout le monde doit payer l’impôt. Ils convoquent une « assemblée des notables ». Elle finasse, se cabre. Les privilégiés ne veulent pas payer. Le roi dit : « Des privilèges seront sacrifiés. Vaudrait-il mieux surcharger encore les non-privilégiés, le peuple ? ».

C’est un échec. Louis XVI déçu déprime. Calonne est renvoyé et remplacé par l’archevêque de Toulouse, Loménie de Brienne. Le roi, encore : « Il faudrait au moins à Paris un archevêque qui crût en Dieu. » Loménie croque plus de femmes que d’hosties.

Les privilégiés ont gagné.

Deux ans plus tard, une foule prend la Bastille. La nuit du 4 août en beuveries abolit tous les privilèges ; pour s’en créer de nouveaux.

 

Tag(s) : #Commentaires, #Le temps des Crédules

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